Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
Sommaire

Usages de l’eau Loisirs et santé

L’eau et les activités touristiques, de loisirs et la santé en Poitou-Charentes
Utilisation de l’eau à des fins touristiques
Utilisation pour la santé, la détente

L’eau minérale est utilisée à des fins thérapeutiques et/ou pour la forme et la détente. Elle provient de sources ou de forages et présente une composition chimique qui lui confère des propriétés curatives. Elle doit être délivrée dans l’état où elle se trouve à son émergence et être utilisée conformément à des règles qui garantissent sa pureté bactériologique et la stabilité de sa composition chimique.

La thalassothérapie est une thérapeutique qui met à profit l’ensemble des propriétés du milieu marin (climat, eau de mer, boues marines, algues, sable et autres substances extraites de la mer) au service de la santé, l’eau de mer contenant l’ensemble des éléments minéraux en pourcentage constant (c’est une eau chlorurée sodique, très riche en magnésium, potasse, sulfate et substances thérapeutiques).

La préservation de la qualité de l’eau dans son gîte naturel est une donnée essentielle pour le maintien et la préservation de ces activités qui ne peuvent en aucun cas mettre en place de traitement pour corriger la qualité des eaux. Ainsi, les qualités bactériologiques surtout, mais aussi physico-chimiques, doivent être très stables et ne permettre aucune atteinte de leur environnement susceptibles d’en altérer la qualité.

La nouvelle directive européenne 2006/7/CE, qui remplace la directive européenne 76/160/CEE, a été adoptée le 15 février 2006 par le Conseil de l’Union européenne et par le Parlement européen. Elle reprend les obligations de la directive de 1976 en les renforçant et en les modernisant. Les évolutions apportées concernent notamment les paramètres de qualité sanitaire et l’information du public.
Cette directive renforce également le principe de gestion des eaux de baignade en introduisant un « profil » des eaux de baignade. Ce profil correspond à une identification et à une étude des sources de pollutions pouvant affecter la qualité de l’eau de baignade et présenter un risque pour la santé des baigneurs. Il permettra de mieux gérer, de manière préventive, les contaminations éventuelles du site de baignade.

Directive 2006/7/CE, quelques dates à retenir :
  •  La transposition de la directive en droit français doit être effectuée avant le 24 mars 2008.
  •  La directive actuelle sera abrogée le 31 décembre 2014.
  •  Les profils des eaux de baignade sont à établir au plus tard en 2011.
  •  Le premier classement basé sur 4 années de contrôle doit être établi au plus tard à la fin de la saison 2015.
  •  Toutes les eaux doivent être au moins de qualité suffisante à la fin de la saison 2015.
  •  Révision de la directive au plus tard en 2020, sur la base des résultats d’études épidémiologiques, de recommandations de l’O.M.S., des progrès scientifiques et des observations des Etats membres de l’Union européenne.
  • Utilisation par les activités nautiques (au sens large)

    L’eau représente un espace de loisirs (baignade, activités nautiques, pêche) de plus en plus fréquenté, et source d’attractivité et de fixation des populations, qui nécessite une eau de bonne qualité.

    Le renforcement des contrôles sanitaires des eaux de baignade effectués par les DDASS, ainsi que les actions de promotion des plages « de qualité » (labels pavillons bleus…), confèrent à la qualité des eaux de baignade une grande importance, notamment là où l’activité touristique se déploie sur le littoral. Des paramètres bactériologiques (coliformes fécaux, streptocoques fécaux, salmonelles, …) et physico-chimiques (pH, coloration, turbidité, oxygène dissous, résidus goudronneux, …) permettent de définir des classes de qualité pour les plages et les eaux de baignade.

    Une qualité dégradée de l’eau peut conduire à des affections de santé, le plus souvent bénignes, par contact cutané ou compte tenu de la possibilité d’ingérer ou d’inhaler de l’eau.
    _La qualité chimique de l’eau de baignade, est généralement stable. Sauf cas exceptionnel (pollution par déversement accidentel, par exemple), elle ne présente donc pas de danger pour la santé lors de la pratique de la baignade [1].

    La qualité des eaux de baignade sur le littoral de Charente-Maritime
    200620072008
    La qualité des eaux de baignade sur le littoral de Charente-Maritime
    200920102011

    Télécharger la carte de la qualité des eaux de baignade sur le littoral en 2011

    Types de pollution et effets [2]
  •  La pollution microbiologique
    La pollution microbiologique des eaux de baignade est essentiellement d’origine fécale. Les eaux usées provenant des habitations, les déjections des animaux et les effluents d’élevages rejetés dans le milieu et qui pollueraient des sites de baignades, peuvent être la cause d’une mauvaise qualité de l’eau.
    La pluie peut également provoquer des débordements des ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées ou des ruissellements importants sur des surfaces souillées.
    Les troubles de santé liés à la qualité microbiologique de l’eau sont généralement bénins (ex : gastro-entérites, affections de la sphère O.R.L.).
  •  Les leptospires (eau douce)
    Dans le cas de la baignade en eau douce, les mammifères sauvages (principalement les rongeurs), ou domestiques (bétail, chiens, ...) représentent un risque particulier lorsqu’ils sont infectés par une bactérie : la leptospire. Cette bactérie est susceptible de provoquer chez l’homme une maladie appelée Leptospirose mais dont l’évolution est généralement favorable avec un traitement adapté.
  •  Les amibes
    En rivière, en aval de rejets d’eaux chaudes d’installations industrielles, la température élevée de l’eau favorise le développement d’amibes dont certaines peuvent être à l’origine de pathologies affectant le cerveau. Il s’agit toutefois de cas très rares et, à ce jour, aucun n’a été recensé en France.
  •  Le dermatite des nageurs ou la "puce du canard"
    Dans les plans d’eau, on retrouve parfois des parasites portés par les oiseaux d’eau (notamment les canards) et qui se développent lorsque la température de l’eau est assez élevée (à partir de 25°C). Ces microorganismes provoquent des dermatites pouvant provoquer des démangeaisons importantes mais qui sont généralement bénignes.
  •  Les algues microscopiques
    Dans les eaux de mer comme dans les eaux douces, les conditions d’ensoleillement et de température, mais aussi la composition de l’eau, peuvent favoriser la prolifération d’algues microscopiques (phytoplancton ou algues planctoniques) qui sont responsables de phénomènes "d’eaux colorées", vertes, rouges ou brunes. Parmi ces algues, certaines génèrent des toxines qui peuvent provoquer à certaines concentrations des troubles de santé, dont la gravité varie selon les espèces d’algues présentes.
  • Les sources de dégradations potentielles de la qualité des eaux sur les bassins d’alimentation concernés sont multiples. Elles nécessitent une solide réflexion, à l’amont de tout projet, sur la volonté de disposer d’une politique d’aménagement du territoire compatible avec l’objectif création d’une baignade ou d’un lieu de loisir avec une qualité d’eau répondant en permanence aux critères de qualité réglementaires permettant d’assurer une préservation de la santé des usagers.

    Le contrôle sanitaire porte sur l’ensemble des zones accessibles au public où la baignade est habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs et qui n’ont pas fait l’objet d’un arrêté d’interdiction. Les sites de baignade sont définis conjointement par le gestionnaire de la baignade (personne privée, municipalité, …) et la DDASS. Le contrôle sanitaire des eaux de baignade est mis en œuvre à l’échelon préfectoral par les DDASS. Les analyses sont réalisées par des laboratoires agréés au titre du contrôle sanitaire des eaux par le ministère chargé de la Santé.

    A l’issue de la saison, les DDASS réalisent et diffusent un bilan où est porté le classement final de l’ensemble des sites [3] .

    Dans l’analyse des taux de conformité, il faut tenir compte de la fermeture de certains sites de baignade, notamment sur certaines rivières, pour cause de qualité non-conforme. Ces sites ne sont pas repris l’année suivante pour l’observation de la qualité des eaux de baignade. Sur les sites non-conformes en eau douce, la plupart concernent les rivières.

    La région Poitou-Charentes occupe le 11ème rang des régions françaises pour le taux de conformité des eaux de baignade en mer et en eaux douces en 2006 avec 96% des prélèvements effectués de bonne ou moyenne qualité.

    La qualité des eaux de baignade s’est nettement améliorée entre 1992 et 1999 sur le littoral métropolitain. Alors que les eaux de bonne qualité ne représentaient qu’un peu plus de 50 % des points de contrôle en 1992, elles représentent environ 70 % des points en 1999.
    De 1999 à 2006, on note peu d’évolution de la qualité de l’eau. La part des eaux de bonne qualité oscille entre 65 et 75 %.
    Au niveau régional, on constate des évolutions similaires : amélioration de la qualité des eaux de baignades de 1992 à 1999 et stabilisation entre 1999 et 2006. Le taux de conformité au cours de ces dernières années oscille entre 95% et 100%.


    Source : Minitère de la Santé et de la solidarité , http://baignades.sante.gouv.fr/
    Les problèmes potentiels ou avérés ...
    Un afflux touristique exigeant du milieu …

    La baignade littorale est parfois gênée par les proliférations phytoplanctoniques ou alguales, dues à des apports excessifs de nitrates et autres nutriments par les exutoires de bassins versants. Ces proliférations peuvent être un frein au développement touristique de certaines stations, voire responsables d’une baisse de fréquentation, avec dévalorisation de l’immobilier.

    La baignade en eau douce peut être également limitée dans les lacs par l’eutrophisation, due à la présence de phosphore, en grande partie d’origines domestique et industrielle.

    Sans être particulièrement polluants, les ports de plaisance génèrent un certain nombre de pollutions liées à l’activité du tourisme léger. Certaines pollutions peuvent s’expliquer par des rejets dus à la navigation ou au stationnement dans les ports (vidanges, eaux usées) principalement en saison estivale. En outre, certains bateaux ne naviguent jamais et servent simplement de logement flottant. On peut rappeler aussi le défaut d’égouts spécifiques et les fuites lors des carénages.

    Les impacts quantitatifs et qualitatifs sont également défavorables à la vie piscicole, au détriment de la pêche.

    … à la source des problèmes de gestion de l’eau

    L’ampleur des impacts de la fréquentation touristique sur le littoral résulte des concentrations des flux touristiques sur une courte période et des capacités d’accueil sur des espaces réduits. Les communes d’accueil doivent alors être en mesure d’assurer dans des conditions satisfaisantes les services de distribution d’eau potable, de dépollution des eaux usées avant rejet en mer et de collecte (et d’élimination des ordures ménagères), mais aussi d’accueil de publics d’origines diverses et aux pratiques de vie variées dans des conditions d’hygiène des locaux irréprochables.

    [1Source : Ministère de la Santé, http://baignades.sante.gouv.fr/

    [2Source : Ministère de la Santé, http://baignades.sante.gouv.fr/

    [3Source : Ministère de la Santé, http://baignades.sante.gouv.fr/

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