Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
Sommaire

Introduction

La ressource en eau : une importance grandissante
L’eau, c’est la vie

L’eau, principal constituant de toute matière vivante [1] est sans conteste le bien le plus abondant de la planète.

L’eau est répartie dans cinq réservoirs interconnectés : les océans (à 97,4%), les glaces (à 2%), les eaux douces terrestres (à 0,6%), la vapeur d’eau atmosphérique (à 0,001%) et les organismes vivants (< à 0,0001%). Cependant de cet inventaire, seul un très faible volume (les eaux superficielles et souterraines) peut être utilisé par l’Homme. Sa répartition à la surface du globe est inégale, entraînant des disparités entre pays, et sa pénurie est immédiatement ressentie par tous.

L’eau dans la biosphère, nécessaire à toute forme de vie, constituant pondéralement le plus important des végétaux et animaux puisqu’elle représente plus de 80% de leur poids, est le milieu où s’effectuent la quasi-totalité des processus biologiques. Elle joue aussi les rôles de transporteur, de solvant et d’agent de réactions chimiques. Lors de son cycle naturel (précipitations, transports, infiltration, évaporation,…), elle s’enrichit d’éléments qu’elle transporte, sous forme dissoute ou sous forme d’infimes particules solides. Au niveau du globe terrestre, les phénomènes d’évaporation et de condensation de l’eau sont un élément essentiel des transferts d’énergie dans l’atmosphère, qui conditionnent la répartition des climats.

L’eau, indispensable au développement des sociétés, est une ressource limitée en quantité et de qualité vulnérable, ce qui en fait le bien le plus précieux. De plus en plus soumise aux interventions de l’Homme, c’est une ressource naturelle qu’il est indispensable de gérer et de protéger, pour préserver la vie.

Des conflits d’usage potentiels

Les nombreux usages de l’eau [2] par l’Homme s’accroissent régulièrement, provoquant des manques accentués par la pollution, la sécheresse, ... et par suite, des concurrences et des conflits parfois exacerbés. L’opinion publique étant par ailleurs de plus en plus sensible aux problèmes liés à l’eau, l’eau devient un enjeu social et politique, et sa gestion nécessite des étroites collaboration et coordination entre ses usagers.

En effet, en 1999, d’après une enquête réalisée par E.D.F. et l’Institut français de l’environnement (IFEN), la préservation des ressources naturelles vitales (air et eau) occupe une position dominante dans les attentes des Français. En 2000, 9 français sur 10 se déclarent inquiets de la pollution des mers, des côtes, et des eaux souterraines (enquête agence de l’eau – IFEN), inquiétude également pour les eaux et les lacs dont la qualité est jugée dégradée (60% des personnes interrogées), la responsabilité étant rejetée en priorité sur les activités industrielles puis sur les activités agricoles. En 2001, un sondage Ifop – Lyonnaise des Eaux sur la problématique de l’eau place sa qualité en préoccupation majeure des Français, qu’ils soient consommateurs ou élus locaux. Enfin en Poitou-Charentes, une enquête Observatoire Interrégional des Politiques / Conseil Régional (1992-99) montre en 1999 qu’une hiérarchisation des dangers pour l’environnement dans la région place la pollution en 2ème position. Cette inquiétude face au problème de qualité a été retrouvée dans les résultats de la consultation du public en 2008.

Afin d’instaurer les principes d’une gestion globale et collective des ressources en eau et des milieux aquatiques, la France s’est dotée le 3 janvier 1992 de la loi sur l’eau, dont l’article 1er stipule :
« L’eau fait partie du patrimoine commun de la Nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général. L’usage de l’eau appartient à tous dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurs établis. »

La région Poitou-Charentes est soumise à une forte demande en eau, notamment de la part de l’agriculture, générant parfois des situations de pénurie ou de concurrence. Une gestion de l’eau cherchant à concilier les différentes demandes (agricole, naturelle, touristique, économique, sociale, …), est une condition clé de son développement durable.

[1Le corps humain est composé à 70 % d’eau, la laitue à 95 %, un poisson à 80 %, un oeuf à 75 %, ...

[2Agriculture, usage domestique, pêche professionnelle, industrie, production d’énergie, loisirs et tourisme, transports, ...

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