Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
Sommaire

Usages de l’eau Transports

Vers une meilleure gestion de l’eau
Enjeux
Un transport « sûr » …

Le risque d’accidents étant beaucoup moins élevé que sur la route, le transport fluvial est considéré comme sûr, d’où son choix pour le transport de matières dangereuses. De plus, de par sa grande capacité de transport unitaire, il autorise un gain en terme de coûts. Cependant c’est un mode de transport plus lent que ses concurrents.

… élément du développement économique d’une région

Les ports doivent offrir un nombre croissant de services qui impliquent des équipements spécifiques en constant renouvellement. De la qualité des équipements dépendent leur capacité à s’insérer dans la compétition nationale et internationale de plus en plus vigoureuse qui structure le système maritime mondial mais aussi leur aptitude à contribuer au développement des potentialités locales, régionales ou nationales, dans le cadre d’un aménagement équilibré des territoires.

De plus et inversement, l’outil portuaire ne peut pas prétendre se développe, si, à terre, les réseaux ne sont pas à la hauteur des exigences de connexion aux foyers majeurs de production et de consommation.

Concernant le port de La Rochelle, la Région participe à l’amélioration de la desserte ferroviaire dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région.

Solutions existantes
Face à la pollution : des mesures de surveillance …

Les Cellules Qualité des Eaux Littorales (C.Q.E.L.) des Directions Départementales de l’Equipement (D.D.E.) ont élaboré un programme de surveillance du milieu portuaire, le réseau national de surveillance des ports maritimes (REPOM), dont l’objectif est d’évaluer et de suivre la qualité des eaux et des sédiments des bassins portuaires, et d’évaluer l’impact de ces installations portuaires sur les usages de l’eau dans l’enceinte du port ou à proximité.
Le REPOM comporte deux programmes : le programme Eau comprenant les analyses bactériologies et physico-chimiques, le programme Sédiment analysant les teneurs en métaux lourds et PCB ainsi que les caractéristiques de la granulométrie des sédiments.
La fréquence des analyses est variable suivant le type de port (commerce, militaire, plaisance et pêche) et l’importance du port (soit le trafic de marchandises, le nombre d’anneaux…).

Dans les ports, les analyses bactériologiques réalisées en 2007 [1] traduisent une qualité généralement passable sur l’ensemble des bassins de plaisance (valeurs en Escherichia coli comprises entre 200 et 2000 U/100ml) excepté sur le port des Minimes à La Rochelle, où la qualité bactériologique des eaux mesurée est bonne (valeurs en E.coli inférieures à 200 U/100ml). De même les bassins portuaires suivis sur le port de commerce de La Rochelle Pallice affichent une bonne qualité bactériologique, contrairement au port de Rochefort de qualité passable. Sur les différents ports de pêche suivis, les qualités restent très variables d’un secteur à l’autre, avec des valeurs en E.coli mesurées toujours inférieures à 2000 U/100ml.
L’antériorité des mesures disponibles depuis 1998 sur l’ensemble des ports du département (y compris les bassins non inscrits au REPOM), permet de constater une amélioration de la qualité bactériologique qui est passée de passable/mauvaise (valeurs en E.coli comprises entre 2 000- 20 000 U/100ml) à bonne/passable (valeurs en E.coli comprises entre 200- 2000 U/100ml) sur les ports de plaisance et de passable à bonne sur les bassins de pêche et de commerce.

Les analyses bactériologiques réalisées sur l’ensemble des estuaires du département traduisent une qualité passable avec des valeurs de E.coli comprises entre 100 et 500 U/100ml, et un pic déclassant sur le secteur du port de Tonnay-Charente avec des valeurs comprises entre 500 et 2000 U/100ml.
A l’inverse les mesures réalisées sur la frange littorale témoignent en général d’une bonne qualité bactériologique (valeurs en E.coli < 100 U/100ml) avec toutefois des concentrations un peu plus élevées sur le secteur de la Baie de La Rochelle et d’Aytré (valeurs en E.coli comprises entre 100 - 500 U/100ml).

… et de prévention

Les recommandations des conventions d’Oslo (1972) et de Londres (1986) exigent qu’à l’image des grands ports autonomes, les ports de moyenne importance comme La Rochelle-Pallice adoptent des normes plus strictes quant à la gestion de leur produit de dragage.

Suite à la marée noire de l’Erika, les C.E.S.R. de l’Atlantique [2] font leurs les nombreuses propositions émises en faveur d’une prévention plus rigoureuse telles instaurer un droit maritime plus contraignant à l’instar de l’organisation de l’aviation civile, doter la France et l’Europe de puissants moyens de garde-côtes, renforcer le contrôle et la rigueur des sanctions, susciter la responsabilité de l’ensemble des acteurs, soutenir la modernisation de la flotte.

Les C.E.S.R. recommandent l’amélioration dans les plans de secours de l’efficacité en matière de prévention, de préparation et de conduite de la lutte. Un programme de recherche et de développement appliqué s’impose aussi pour améliorer les moyens de lutte contre les accidents (gestion des données techniques disponibles, traitement des nappes, procédés de ramassage, stockage, traitement des déchets, …) et former, en conséquence, les techniciens au sein des différentes unités d’intervention.

Pour protéger l’environnement marin des pollutions accidentelles dues aux polluants de toutes sortes, produits chimiques, gaz ou matières dangereuses, ces risques sont pris en compte dans la conception et la construction des navires pétroliers et chimiquiers. Les équipements de manutention sophistiqués assurent de plus que les résidus restant à bord après le déchargement soient minimaux.

[1Source : C.Q.E.L.17, D.D.E.17, année 2006-2007

[2Conseil Economique et Social Régional de Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine.

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