Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
Sommaire

Usages de l’eau Production d’énergie

Vers une meilleure gestion de l’eau par les producteurs d’nergie en Poitou-Charentes
Enjeux pour les usagers

L’énergie hydraulique est une énergie renouvelable et elle produit peu de déchets ou de produits toxiques. Au cours des deux dernières décennies, la transformation des modes de production de l’énergie et les efforts visant à maîtriser l’utilisation d’énergie, ont réduit les émissions de polluants atmosphériques (SO2, CO2, …).

Solutions existantes
Solutions réglementaires

Les ouvrages destinés à tirer parti de l’énergie des eaux du domaine public fluvial sont soumis à la législation relative à l’utilisation de l’énergie hydraulique. Nul ne peut disposer de l’énergie des marées, des lacs et des cours d’eau, quel que soit leur classement, sans une concession, ou une autorisation de l’Etat.

La centrale de Civaux effectue ses rejets dans la Vienne, dont le débit est assez irrégulier (faible en été, crues potentielles en hiver). La température des rejets, imposée par des normes, ne doit pas dépasser 25°C, et la différence de température entre l’aval et l’amont du site ne doit pas excéder 2°C.

Pour que la centrale ait le droit de fonctionner, un débit minimum de 10 m3/s doit être respecté en aval de la centrale, une fois prélevés les volumes d’eau nécessaires au refroidissement des réacteurs. Afin de garantir ce débit, un soutien d’étiage est réalisé grâce aux réservoirs situés en amont de la centrale, situés pour la plupart dans le secteur de la Vienne Supérieure.
La centrale de Civaux est autorisée à prélever dans la Vienne un débit qui est fonction de la puissance des réacteurs, dans la limite de 6 m3/s. La centrale fonctionnant majoritairement sur un seul réacteur durant l’été, cette valeur n’est globalement pas atteinte en période d’étiage. Ainsi, pendant toute cette période, on peut s’assurer que le débit de la Vienne est supérieur à 10 m3/s en aval de la centrale si la station de Lussac-les-Châteaux, en amont de la centrale, indique un débit supérieur à 16 m3/s.
En outre, les conditions de rejet font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer des rejets chimiques occasionnels. La centrale nucléaire de Civaux ne peut rejeter à la rivière ses effluents légèrement radioactifs qu’en présence d’un débit compris entre 27 et 350 m3/s, et entre 20 et 27 m3/s avec dérogation de l’Autorité de Sûreté D.G.S.N.R. (Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection). Cependant, la Vienne se trouve couramment en deçà de ces valeurs durant la période estivale. C’est pourquoi des réservoirs ont été dimensionnés pour assurer le stockage de ces effluents durant toute la période estivale (source : E.D.F.).

A l’inverse, lors de crue, il n’est pas possible d’effectuer des rejets. Les rejets chimiques sont liés au fonctionnement de chaîne de déminéralisation qui « nettoient » l’eau de la Vienne, pour la rendre utilisable dans les circuits de la centrale.

Solutions techniques

Dans une centrale nucléaire, l’eau qui a permis de refroidir la vapeur en sortie de turbine est encore à 30°C. Cette eau est alors envoyée à l’aéroréfrigérant, à l’intérieur duquel elle perd une douzaine de degrés, dans le courant d’air naturel créé par une gigantesque cheminée. A Civaux, ces aéroréfrigérants s’élèvent à 180 mètres.

Le circuit SEC (circuit de SECours) présent dans les centrales nucléaires, est un circuit de secours, qui est utilisé pour refroidir des éléments importants (auxiliaires nucléaires) concernant la sûreté de l’installation, et qui permet d’assurer, avec une autonomie de dix jours, le refroidissement des réacteurs en cas d’obstruction de la prise d’eau en Vienne.

Une série de barrages situés en amont de Civaux, sur la Vienne, le Taurion, la Maulde et le lac de Vassivière, assurent un débit minimum (10 m3/s) constant pendant les périodes d’étiage de la Vienne.

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