Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
Sommaire

Usages de l’eau Milieux aquatiques

L’eau et les besoins des écosystèmes aquatiques en Poitou-Charentes
L’eau, milieu de vie

Par rapport à la situation dans l’air, l’eau présente pour les organismes qui y vivent une grande stabilité : les variations de température, les chocs, les vibrations, sont atténués. Par sa densité, l’eau facilite aussi les déplacements avec un minimum de dépenses physiques. Elle offre « gîte et couvert » à toute une gamme d’organismes végétaux et animaux, permettant ainsi l’établissement de chaînes alimentaires complexes et équilibrées.

Les besoins des écosystèmes liés à l’eau portent sur la qualité (oxygénation, température, luminosité, turbidité réduite, faible apport de nutriments et absence de polluants), sur la régularité (perturbations réduites, suffisance de débit en étiage, crues suffisantes) et sur la diversité (courants lents et/ou rapides, substrats variés, zones de repos, d’alimentation et de reproduction pour les espèces animales). Entre les êtres vivants et le milieu s’exercent des relations privilégiées qui conditionnent l’équilibre général.

De par leur rôle de refuge, de nourrissage et de zone de reproduction, les milieux aquatiques, constitués d’un milieu physique environnant (le biotope, composé par l’eau, le lit, les berges, les nappes d’accompagnement pour les cours d’eau) et d’un ensemble d’organismes vivants (le biocénose, composé par des espèces végétales et animales se trouvant dans le milieu ou à proximité) présentent un intérêt écologique majeur.

Les ripisylves, ensembles des formations végétales qui croissent le long des cours d’eau, jouent un rôle important : ce sont à la fois des zones riches en essences végétales, des zones d’abri, de nourrissage et de reproduction pour de nombreuses espèces aquatiques et terrestres. Elles ont un rôle paysager, contribuent aussi à la stabilité des berges et à l’épuration des eaux.

Les zones humides présentent une richesse écologique et remplissent un rôle majeur du cycle de l’eau, en agissant à la fois comme des filtres naturels vis-à-vis des polluants et comme zones tampons permettant de laminer les crues.

Les impacts des activités humaines

La richesse du milieu aquatique en végétaux et animaux, conditionnée par la présence des minéraux qu’il contient, implique qu’aucun d’eux ne dépasse les capacités d’autoépuration [1] du milieu, pour le bon fonctionnement des cycles biologiques et biochimiques.

Des modifications d’équilibre …

Suite aux actions de l’Homme, les milieux aquatiques sont modifiés et parfois dégradés. Les principaux facteurs de dégradation sont la pollution de l’eau mais aussi les modifications physiques du milieu (variations thermiques, …). Or la modification d’un des paramètres du milieu peut provoquer une perturbation générale de tout l’équilibre naturel.
L’aménagement foncier du bassin versant d’un cours d’eau est déterminant pour l’érosion des terres par les eaux de ruissellement. En l’absence de zones d’infiltration ou d’obstacles (prairies, haies, bassins de rétention), les particules de terre sont emportées et vont s’accumuler dans le lit du cours d’eau, provoquant son comblement progressif.

… dues à des pollutions …

Un grand nombre de substances sont apportées par les eaux de drainage ou de ruissellement lessivant les excès d’engrais ainsi qu’une gamme très variée de produits phytosanitaires. Il s’y ajoute les eaux résiduaires des agglomérations, enrichies en azote, matières organiques, détergents qui libèrent le phosphore, les eaux résiduaires industrielles, qui contiennent une variété de produits minéraux et toxiques qui pourront agir comme polluants de façon plus directe.

Les zones humides sont menacées par l’extension du drainage, par l’évolution des pratiques culturales, notamment le développement de l’irrigation et l’abandon de prairies naturelles, ainsi que par la gestion des niveaux d’eau pour satisfaire les besoins des cultures.

… et à des entraves à la circulation

Plusieurs espèces de la faune piscicole sont menacées du fait de problèmes rencontrés sur les rivières, liés aux faibles valeurs de débits, aux débits d’étiage aggravés par les prélèvements, ainsi qu’à la présence d’obstacles infranchissables, compromettant l’accès des zones de frayères situées en amont.

[1Pouvoir d’épuration naturelle d’une eau (minéralisation des matières biodégradables) par l’action directe de l’oxygène (aération) et par l’action d’organismes aérobies (oxydation) et anaérobies (réduction). Cette épuration ne met en oeuvre que des éléments constitutifs du biotope ; elle sera d’autant plus efficace et rapide que les conditions de température, d’oxydoréduction et de lumière seront remplies, et que le milieu ne sera pas toxique pour la biomasse.

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